• QUESTION 25 Parce qu’il est un son dans mes oreilles, un regard dans mon cœur, une odeur, un parfum, un souffle sur ma peau ; le goût de l’eau, fraîche quand on a soif. Parce que, du plus loin qu’il m’en souvienne - au plus court - incarnant un tunnel d’émotions, je me promène dans un pré. Ce que je touche, ce qui me touche - si je ne l’entrave pas - me traverse en étant transformé, me transforme en étant traversé. Parce que la vie est un pré, un seul brin d’herbe collé sur ma joue preuve de mon existence. Parce que je peux ne vouloir qu’exprimer cela. En mots, avec mon pinceau. Nuit et jour. Parce que parfois … pourquoi ai-je si froid enfermée dans mon placard ?

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  • QUESTION 26 Parce que si je chante… C’est d’abord pour moi. Ou pour rien, ou pour nous. Après c’est pour toi. Après c’est pour vous. Parce que, ce que je fais, ne peut se faire sans moi. Même si ils elles peuvent le faire ou pas. Parce que, ce que je fais, butte à ma porte. Sauf si, pour il elle eux, ce peut être un départ, et que j’ouvre ma porte - au clair de leurs lunes - Parce que, ce que je fais, a besoin d’autres crânes pour entreprendre la migration. - Fudje : Parce que les voyages ont besoin de voyageurs pour faire rêver et faire voyager et faire rêver et faire voyager Silence de ceux qui l’écoutent. - Fudje : A l’infini comme le mouvement de la mer, la roue soleil entraîne la machine - Simplebit : Faut-y-aller Faut-y-aller - Mix mix : I recherche espaces vierges of i, pour expérimenter i-disque - Fudje : Vagues et courants, devenir une alluvion et entrer dans la danse - Hardbit : Communiquer - Voix off : De moi à vous je viens d’abattre le mot publicité. Bang sur le coockie - Bigbigbang : Ca fait rêver - Fudje : Un réseau, des lignes, un goujon, la migration des saumons - Voix off : Réactions alternatives et parallèles en chaîne libèrent ou enchaînent - Bit : Qui sèm’ensemencera’semé - Newbit : Sédiment alluvion émancipation - Fudje : … Grand vertige de Fudje entre chaussons et lumière. Double fumigène et sidération panique. - Simplebit : Faut-y-aller Faut-y-aller - Fudje : Entre lasers et fumigènes, un papillon à échasses joue - Voix off : De vous à moi vous pourriez être ma drogue - Fudje : Anonyme et célèbre, I-U est son nom - Mix mix : Et réciproquement. Tout le plaisir - Hardbit : Communiquer Lumière noire. - Scratch : Parce que la télévision c’est le brouhaha du monde - Bigbigbang : Parfois des voix émergent - Voix in : Mais s’il chante! C’est parce que tu l’écoutes! Silence de la voix off et de l’hypothétique Bébert Cibère. Stroboscope. - Mix mix : La la la la - Sample : … la peur première, la peur du vous ou la peur du moi ?

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  • QUESTION 27 Parce que, une jambe ici et l’autre là, un jour sans un jour avec. Parce qu’aujourd’hui c’est clair. Que je peux peindre un tableau et passer à travers, un tableau- fenêtre et aller à vous. Vers toi, brother or sister. Comme un god spell. Parce qu aujourd’hui c’est clair. Je suis touchée et me laisse toucher. Parce que les choses se font, les être se défont, et la nature se fond. Parce que le soleil passe à travers la fenêtre, je lève la tête. Parce que quand on accepte la complexité, tout devient simple. Parce qu’un sexe qui pleure est encore un sexe, voilà ma découverte! Parce que hier j’ai reçu ta lettre et qu’elle m’appelle. Parce que seule et accompagnée, c’est mieux qu’accompagnée et seule … non ? Retournement à suivre.

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  • QUESTION 28 Parce qu’une pensée filante peut s’incruster dans le moment, laisser une traînée blanche, descendre puis monter, monter puis descendre, et ainsi progresser avant de se dissiper. « Commence-t-on par se prendre les pieds ou la tête ». La question est posée et se pose en attente. La différence, subtile ou grossière. Le lien, confusément : descendant, ancré en terre ; puis montant, surfilant - faufilant un corps brouillard ou fumée… Parce que tu viens me voir, et tout à coup me dis : « Le plus important pour moi, c’est les pieds. (… ) Prendre son pied (… ). Moi, je suis les pieds.» Sans le vouloir tu tombes à pic, au vif du sujet, et fais réflexion. Parce que le lendemain, sans le savoir, ton amie dit, avec ses tripes: « C’est bon. Mais ça te fait exploser le ventre! », mon ventre explose à la vie. Ressuscite. Dans mon ventre, dans ma tête, dans ma poitrine. Comment avais-je pu oublier. ( Comme un saut à l’élastique, le trouble est violent. Libérant la joie…des retrouvailles, le rire…comme une farce à mes dépens, le plaisir de partager-progresser avec l’autre, excitant la curiosité et le désir d’aller jusqu’au bout des convergences possibles… ) Parce qu’alors, positivement ébranlée, je communique à la tablée mon turlupinage de tête et que, du tac au tac, une troisième répond en parole et en geste : « Entre : il y a le pied de nez », voilà la main qui met au point, sur la terre comme au ciel, élucidant encore, révélant en corps… le K.O. de l’esprit incapable de dépasser le bout de son nez! Et l’énigme, qui, prisonnière de mes résistances, se mordait la queue, semble en circulant, avec elles trois, se dissiper. Parce qu’on se prend la tête, puis les pieds. Les pieds, le cul par terre, tout entier on peut se relever. Parce que soudain je pense à toi qui n’est pas là, filant de l’individuel au social, je tombe dans un trou d’air. Parce qu’on se prend les pieds dans une relation, on peut totalement éviter de se rencontrer pour ne pas se prendre la tête. Et tout s’inverse autour du centre … par mégarde, où les mots nous entraînent-t-ils parfois ?

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  • QUESTION 29 Parce que tu te souviens, comme la goutte qui fait déborder le vase. Il n’y a pas de souvenir sans goutte d’émotion. Parce que, combien de choses ne te souviens-tu pas. Combien d’hommes as-tu été, combien de femmes. Parce qu’il n’y a pas de souvenir sans présent. Pas de souvenir sans humanité (des traces, du conditionnement ). Pas de souvenir sans comme-union, vivant partage… Parce que maintenant tu te souviens grâce à elle d’une autre elle. Combien de femmes as-tu été en réalité et en rêves, combien d’hommes. Parce que tu sais être capable de refouler la réalité jusqu’au rêve, d’amputer les émotions… En état de veille, le rêve fout l’camp. Et la réalité avec. Ta réalité… Parce qu’il n’est de souvenir que face à l’éternité … nous oserons-nous à de nouveaux souvenirs quitte à en mourir ?

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